Flash Test

VIH/SIDA

Qu’est-ce que le VIH ?

Le Virus de l’Immunodéficience Humaine (VIH) affaiblit l’organisme en s’attaquant aux défenses immunitaires grâce auxquelles le corps fait face aux infections et maladies. Plusieurs phases caractérisent la maladie : la primo-infection, la phase de latence et la phase sida.

Qu’est-ce que la primo-infection ?

La primo-infection est la phase qui suit immédiatement l’infection par le VIH. Elle dure environ un mois. On estime que c’est une phase une phase au cours de laquelle les risques de transmission sont très élevés.

Pourquoi ? Parce que le virus est très actif et très fortement présent dans l’organisme. Ainsi, on estime que les fellations non protégées pendant cette période présentent un risque non négligeable de transmission.
Parfois, la phase de primo-infection s’accompagne de symptômes tels des ganglions, des boutons, de la fièvre, des diarrhées, des courbatures ou même de la fatigue, mais ce n’est pas systématique. Si ces symptômes apparaissent, notamment à la suite de rapports sexuels non protégés, il convient de consulter un médecin. Par ailleurs, un dépistage classique par prise de sang peut révéler les primo-infections même sans symptômes.

Qu’est-ce qu’être séropositif ?

Etre séropositif au VIH veut dire que l’on est porteur du virus et que l’on peut le transmettre par des relations sexuelles non protégées, que le rapport sexuel soit actif ou passif.
Dès la primo-infection, la personne devient séropositive. Ensuite, une phase de latence s’installe, sans symptôme visible. Cette phase « silencieuse » peut durer plusieurs années. Il est largement préférable de connaître sa séropositivité tôt après l’infection pour pouvoir bénéficier d’un suivi médial et, s’il le faut, de traitements.
En outre, un traitement efficace réduit considérablement l’activité du virus dans l’organisme et donc les risques de le transmettre à d’autres personnes.

Qu’est-ce que le sida ?

Le Syndrome d’Immuno Déficience Acquise (sida) est la troisième phase de l’infection, caractérisée par un ensemble de maladies dites « opportunistes ».
Cette phase peut être évitée ou retardée par un suivi médical adapté et la prise de traitements. Cependant, pour cela, il est nécessaire d’avoir été dépisté. Plus le dépistage est précoce, plus la prise en charge médicale est efficace. A contrario, se faire dépister alors que l’on est déjà au stade sida réduit les chances de vivre longtemps et en meilleure santé avec le VIH. En France, un gay sur dix découvre encore sa séropositivité au stade sida.

DÉPISTAGE

Comment dépiste-t-on le VIH ?

On dépiste le VIH en cherchant les anticorps produits par l’organisme contre ce virus. Deux méthodes sont disponibles. Chacune présente des avantages et des inconvénients :
La prise de sang et l’analyse en laboratoire :
Cette méthode permet de connaître son statut sérologique de manière fiable six semaines après un risque. En outre, de nombreuses IST peuvent être détectées à l’occasion de la même prise de sang.

Les tests rapides par prélèvement d’un goutte de sang au bout du doigt :
Cette méthode présente l’avantage d’un rendu de résultat en quelques minutes. Ils peuvent être réalisés par des intervenants associatifs ou médicaux préalablement formés, y compris dans des lieux non médicalisés. Leur résultat est très fiable 3 mois après un risque. Mais cette méthode ne permet pas (encore) de dépister les IST.
C’est ce type de test que vous propose Flash Test !

Quand se faire dépister ?

Aujourd’hui, il est recommandé aux gays de faire un test du VIH et un bilan d’IST tous les ans. Cependant, et comme le nombre de personnes vivant avec le VIH est important dans la communauté gay, il convient d’ajuster cette recommandation à chaque situation. Quand on a de nombreux partenaires, ou encore quand tous les rapports sexuels ne sont pas protégés, un dépistage tous les six mois, ou aussi souvent que nécessaire (trois mois après un risque par test rapide, six semaines après par un prélèvement sanguin) est une stratégie plus adaptée.
Il est important de se faire dépister régulièrement quand l’activité sexuelle que l’on a peut conduire à une exposition au VIH.

Où se faire dépister ?

On peut se faire dépister dans les consultations de dépistage anonymes et gratuites (Cdag) ou dans les dispositifs associatifs existants.

Plus d’information sur ces sites :
Sida Info Service (ou par téléphone au 0800 840 800)
AIDES

TRAITEMENTS

Bien qu’on ne guérisse pas du VIH, la séropositivité en 2012 n’a rien à voir avec la situation des années 80 ou 90. Aujourd’hui, les traitements sont puissants et nombreux et le système de soin et la prise en charge médicale, en France, sont de grande qualité. Les traitements peuvent parfois se limiter à une prise par jour, et leurs effets secondaires sont moins lourds qu’auparavant. Surtout, l’espérance de vie d’une personne vivant avec le VIH, traitée suffisamment tôt, est comparable à celle des personnes séronégatives. De plus, lorsqu’une personne est efficacement traitée, sa charge virale, c’est-à-dire la quantité de virus présent dans son organisme, peut être très fortement réduite. On parle alors de « charge virale indétectable ». Dans ce cas, le risque de transmettre le virus est par ailleurs très largement réduit.

En résumé : Une personne séropositive efficacement traitée et suffisamment tôt a une espérance de vie comparable à celle des personnes séronégatives ; un traitement efficace permet de réduire les risques de transmettre le virus.

Pour que cela soit possible : se faire dépister régulièrement !